Dimanche 18 novembre 2018

Habaquq 3,8-19


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Et moi je frémis d’être là… Et moi je bondis de joie dans le Seigneur, Mon sauveur, ma force! Au Temple de Jérusalem, en la fête du Nouvel An d’automne: vive la victoire renouvelée de Dieu sur le chaos initial ! Lumière insoutenable, splendeur mêlée de terreur, images d’un Dieu guerrier sur son char faisant flèche de tous feux: ces concepts mythologiques de l’Orient ancien faisaient partie de l’inconscient collectif. Ne pouvant les éviter, Israël se les est transformés. C’est pour défendre son peuple que Dieu se fait «guerrier»; pour témoigner d’une expérience prophétique – «l’extase» – qu’Israël emprunte le véhicule du langage mythologique. Dieu peut en effet libérer le prophète de cadres cognitifs et psychosensoriels normaux pour le rendre disponible à une révélation nouvelle. Ni privilège ni fin en soi, mais un moyen accordé au service du ministère prophétique. Paul parlait ainsi des dons spirituels. Nonobstant l’inanité du monde dans lequel il vit, Habaquq est dans l’allégresse à cause du Seigneur et en lui (18-19): il sait, faisant mémoire en tout temps des délivrances passées, que Dieu est sa vie et que sa vie est en Dieu, vie qui surgit du cœur même de la mort. Réalisme et espérance mariés en un psaume.

Echo dans les textes de ce dimanche « Cette veuve pauvre a pris sur sa misère pour offrir tout ce qu’elle possédait. » (Mc 12,41-44) « Après avoir offert le sacrifice unique, il siège à la droite de Dieu, ses ennemis à ses pieds comme escabeau. » (He 10,11-18) Cantique « PsC » n° 346 ; « Alléluia » n° 41-05

Référence biblique : Habaquq 3, 8 - 19

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